The Sound of Poland ?

A chaque endroit son empreinte musicale. La Nouvelle-Orléans a accouché du blues, l’Angleterre est intrinsèquement liée au rock, et Berlin est la capitale européenne de la techno.

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Qu’en est-il alors de la Pologne ?

La Pologne a connu connu des influences musicales pour le moins diverses au cours de son histoire.
Si le corps de Frédéric Chopin est bien au cimetière du Père Lachaise, le coeur du célèbre pianiste est toujours conservé à Varsovie. De cette manière, l’histoire polonaise est ponctuée d’allers-retours entre l’Ouest et l’Est, amenant à une réinterprétation locale des tendances musicaux.

En matière de vie139681975542e5596f4b76861a95622c3e3f93f214img_3418 nocturne, l’influence allemande a fait de la Pologne de ces quinze dernières années un pays de culture électronique. Si les clubs polonais commerciaux ont la même playlist que partout ailleurs (l’insupportable triptyque Rihanna-David Guetta-Pitbull), un certain nombre de Djs et autres producteurs techno se sont imposés durablement. Au-delà de cette évolution somme toute récente, d’autres mouvements ont une place affirmée dans la culture polonaise.

14938060_10207912650399464_1119185342_nDurant le régime communiste, les contre-cultures souvent apparentées au bloc de l’Ouest ont elles-aussi connu leurs heures de gloire. Les mouvements hippie et punk, bien que réprimandé violemment par les autorités, ont toujours rassemblé une jeunesse en quête de liberté, quelque soit le côté du mur. Au même titre que la République Tchèque, la Pologne a aussi connu une scène jazz très importante dont l’influence a amené à la constitution d’une culture free-jazz et hip-hop conséquente aujourd’hui au premier plan.

Ainsi, parmi les pionniers du rap polonais, Kaliber 44 fait office de référence. Initialement constituée d’une bande d’adolescents en colère contre une société dans laquelle elle ne se reconnait pas, la formation s’est imposée en six ans et trois albums comme la pierre fondatrice du mouvement. La mort du leader du groupe Magik en l’an 2000 a marqué la fin d’une époque et l’avènement de toute une scène.

O.S.T.R., de son vrai nom Adam Ostrowski, est très certainement celui qui a repris le flambeau. Le mouvement, au sein duquel on retrouve notamment Fisz et Emade, fils du compositeur de jazz Wojciech Waglewski, fait la part belle aux auteurs, compositeurs et producteurs, tous dotés d’une solide formation musicale classique. Très populaire à l’échelle locale mais confidentiel à cause de la difficulté de sa langue, le rap polonais inspire : en soi, il n’y a rien de très étonnant à retrouver au sein du rap francophone des artistes d’origine polonaise tels que Jazzy Bazz ou Wojtek.

Si les fans de mode français découvrent les réalisations de créateurs d’Europe de l’Est tels que Gosha Rubchinskyi ou Demna Gvasalia, les contre-cultures de l’ancien bloc communiste n’ont pas attendu pour créer leurs propres codes. A vous désormais d’aller les découvrir sur Warsowe.

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